Ambassade d'Australie
France
Coordonnées de l'Ambassade: 4, rue Jean Rey 75724 Paris Cedex 15 - Téléphone : 01 40 59 33 00 - Fax : 01 40 59 33 10

REMARQUES DE BIENVENUE

S.E. PENELOPE WENSLEY AO
AMBASSADEUR D’AUSTRALIE EN FRANCE

RECITAL
CHRISTINA SONNEMANN

Résidence de l’Ambassadeur

Mardi 26 juin 2007
19h30


Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

Je suis ravie de voir tant d’amis et de collègues à la Résidence pour ce récital. Ce soir, nous voulons vous offrir un vrai cadeau, et vous aurez peut-être quelques surprises aussi, car Christina Sonnemann va nous transporter à travers un voyage musical très personnel. Il n’y a délibérément aucun programme écrit : Christina présentera sa sélection elle-même, vous dira quelques mots sur chaque morceau, un par un, en français et en anglais.

Cependant, avant qu’elle ne commence, je veux prendre quelques minutes pour remettre cet événement dans son contexte, et pour vous parler de cette jeune virtuose australienne.

L’an dernier à la même époque, l’Ambassade préparait sa participation au Festival Interceltique de Lorient, dont l’Australie était le pays à l’honneur. Vous vous demanderez peut-être pourquoi l’Australie était au cœur d’un festival célébrant la culture celte. Je me suis posé la même question en recevant l’invitation. C’est vrai qu’à une certaine période de notre histoire, les immigrants d’origine celte sont arrivés nombreux, mais notre culture d’aujourd’hui est très diversifiée, inspirée par des racines ethniques très variées ainsi que par la culture aborigène et notre paysage unique. Notre culture moderne reflète toutes ces influences et, à Lorient, j’ai trouvé en Christina Sonnemann une jeune femme qui incarne cette réalité de l’Australie contemporaine. Elle est sophistiquée, talentueuse, inspirée à la fois par ses racines américaines, européennes, et par la terre de Tasmanie.

J’ai été charmée par l’interprétation de Christina à Lorient, et donc très heureuse d’apprendre qu’elle faisait une nouvelle tournée en Europe cet été et qu’elle pouvait jouer pour nous, ce soir, à l’Ambassade.

Cela fait maintenant plus de deux ans que je suis en France, et, tout ce temps, j’ai travaillé avec énergie et passion pour mieux faire connaître la culture australienne, pleine de vitalité, en France. C’est une période remarquable pour l’Australie, qui tente de se faire une place au soleil sur une scène culturelle déjà bondée. Nous avons travaillé pour établir un réseau de contacts avec des organisations culturelles françaises (musées, théâtres, galeries, y compris les Invalides, le Théâtre du Châtelet, le Palais Garnier, le musée du quai Branly, la Cité de la musique, France musique, le Centre Pompidou, l’Institut du monde arabe), pour présenter des œuvres et des artistes australiens au public français. Nous avons obtenu un succès considérable.

Outre notre participation au Festival Interceltique de Lorient, l’Orchestre symphonique de Melbourne s’est produit au Théâtre des Champs Elysées en janvier dernier, l’Australian Youth Orchestra sera bientôt en concert aux Invalides (ne prévoyez rien le 20 juillet dans la soirée !) et un chœur de jeunes australiens, le chœur national Gondwana Voices, sera aussi en France dans les semaines à venir. L’Australie était aussi le pays à l’honneur (avec une délégation de 10 auteurs) au Festival des écrivains de Montpellier l’an dernier, et cet été, le Festival Paris quartier d’été comptera avec une forte présence australienne et un excellent programme (je vous invite tous à prendre une brochure au rez-de-chaussée en partant ce soir). Le mois suivant, nous collaborerons avec le musée du quai Branly sur un nouveau projet, Photoquai ; et l’année prochaine, nous espérons recevoir à Paris plusieurs artistes et talents australiens, y compris les danseurs du ballet national d’Australie.
J’ai fortement souhaité organiser une série de récitals ici à la Résidence, pour offrir la possibilité unique de découvrir les sonorités australiennes dans un cadre résolument australien, dans ce beau bâtiment conçu par l’architecte Harry Seidler, qui a trouvé son inspiration dans les courbes élégantes de Paris, (telles que la Tour Eiffel et le Palais de Chaillot), et dont l’utilisation audacieuse de l’espace, de la hauteur et de la lumière crée un espace australien unique, au cœur de la capitale française. Ces derniers mois, nous avons accueilli des talents rares et des événements musicaux remarquables dans ces locaux (lancement du label musical Melba, Elizabeth Whitehouse, Joseph Tawadros) et j’espère que nous en recevrons d’autres dans les prochains mois. Ce soir cependant, nous mettons en lumière un instrument peu ordinaire, la harpe, et une jeune femme qui l’est tout autant.

A 25 ans, Christina est déjà une artiste accomplie. Ces talents d’harpiste, de chanteuse, de compositrice et de professeur lui offrent une multitude de choix pour l’avenir. Toutefois, après l’avoir entendue à plusieurs reprises, je pense qu’elle a en plus un don particulier pour captiver l’audience, pour créer une atmosphère, pour partager ses émotions. Et cela inclut les émotions qu’évoquent pour elle le paysage australien et surtout le bel Etat de Tasmanie, l’un des lieux les plus beaux et les plus purs de la planète.

Je n’en dirais pas davantage, vous jugerez par vous-mêmes. Mais pour ceux qui voudraient en savoir plus, deux documents, un en français et l’autre en anglais, racontant le parcours de Christina et son travail, sont disponibles sur le piano. Je veux aussi vous indiquer que des exemplaires deux CD de Christina seront en vente au rez-de-chaussée, pour le cas où vous voudriez prolonger le plaisir du récital et de la réception de ce soir.

Mais pour l’heure, place à la musique et à Christina.