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REMARQUES PAR S.E. MME PENELOPE WENSLEY AO
AMBASSADEUR D’AUSTRALIE EN FRANCE
VERNISSAGE DES EXPOSITIONS DE GABRIELLE PIZZI
ET DE LA COMMANDE PUBLIQUE D’ART ABORIGENE AUSTRALIEN
Ambassade d’Australie
Paris
Vendredi 23 juin 2006
18h30
Monsieur le Ministre, Mme Downer,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Je vous souhaite la bienvenue à l’Ambassade d’Australie, pour cette célébration très spéciale de l’Australie et de l’art fascinant de ses peuples aborigènes.
L’Australie et la France attendent depuis longtemps ce rendez-vous, qui marque l’apogée d’une semaine de festivités autour de l’ouverture du nouveau monument culturel parisien incontournable, le Musée du quai Branly. C’est aussi le couronnement / le sacre d’une collaboration de cinq années entre les communautés artistiques australienne et française.
Nous sommes honorés de la présence, ce soir, du Ministre australien des Affaires étrangères, M. Alexander Downer. Dans quelques instants, Monsieur le Ministre se fera un plaisir d’inaugurer les deux expositions que nous avons choisi de présenter, afin de célébrer, et de poursuivre, ce qui est devenu un voyage remarquable vers une plus grande amitié et compréhension entre nos communautés, nos pays et nos cultures.
Avant que Monsieur le Ministre prenne la parole, je souhaiterais remercier sincèrement nos amis et partenaires qui ont rendu cette soirée possible.
Tout d’abord, c’est un immense plaisir de saluer la présence de Samantha Pizzi parmi nous ce soir. Les œuvres présentées dans l’exposition Mythe et Réalité ont été rassemblées sur une vingtaine d’années par la mère de Samantha, Gabrielle Pizzi, qui a établi un modèle d’excellence dans la promotion de l’art aborigène contemporain. Nous sommes heureux de pouvoir vous présenter une collection d’une telle splendeur, une des plus belles d’Australie, à l’Ambassade. Je pense que, au cours des six mois pendant lesquels l’exposition restera ici, à quelques minutes à pied du Musée du quai Branly, elle aiguisera et suscitera l’intérêt du public français tout comme celui des visiteurs internationaux ; et elle remplira de fierté le cœur des centaines d’Australiens qui se sentent dans cette Ambassade un peu comme chez eux, et pour qui cet endroit est un coin d’Australie en plein cœur de Paris. Merci, Samantha, de nous faire confiance, et de nous permettre de montrer ces œuvres exceptionnelles dans ce lieu exceptionnel.
Deuxièmement, je voudrais exprimer nos profonds remerciements à la Macquarie Bank Foundation, qui a répondu promptement et généreusement à ma requête, d’être le mécène principal de l’exposition de la Collection Gabrielle Pizzi. Sans son soutien, les œuvres n’auraient jamais pu faire le voyage depuis l’Australie. La volonté de Macquarie Bank d’investir dans cette exposition, et, à travers elle, dans la promotion des relations franco-australiennes, souligne bien le désir de cette banque australienne d’être présente de manière active et importante en France.
Le soutien d’Alcatel à l’exposition Gabrielle Pizzi est aussi sincèrement apprécié. En sa qualité de grande entreprise française présente depuis plus de cent ans en Australie et dans la région Asie-Pacifique, Alcatel, en soutenant cet événement culturel majeur, fait preuve de son engagement envers notre pays et, en même temps, envers la croissance continue de notre partenariat commercial et culturel.
Dans l’espace d’exposition, nous avons le plaisir d’accueillir une seconde exposition, qui retrace l’historique de la Commande publique d’art aborigène australien au Musée du quai Branly. Cette exposition narre une histoire formidable, une histoire que nous n’aurions pas pu partager avec vous tous sans le soutien de l’Harold Mitchell Foundation. Sa contribution a en effet été cruciale pour cette exposition, tout comme l’a été le soutien d’Harold Mitchell à la Commande publique du musée : son appui a permis d’aboutir au résultat stupéfiant que le monde entier peut désormais admirer et apprécier, où figurent des œuvres que le Président Jacques Chirac lui-même a qualifié de chefs-d’œuvre.
Dans nos deux pays, un nombre considérable de personnes ont joué un rôle dans la réalisation de la Commande publique d’art aborigène australien. En France, je voudrais plus particulièrement exprimer ma reconnaissance envers Jean Nouvel, Stéphane Martin, Séverine Le Guével, Philippe Peltier et tous leurs collègues au Musée du quai Branly : comme vous le savez, nous avons été très enthousiastes, peut-être même trop parfois, selon vous, dans notre collaboration avec vous.
Merci du fond du cœur de nous avoir associés à la réalisation de votre rêve, grand et ambitieux, qui, aujourd’hui, se révèle au monde entier.
Aux organisations et aux entreprises françaises, ainsi qu’aux personnes privées qui ont offert leur soutien au ‘bâtiment australien’, je pense notamment au Secrétariat permanent pour le Pacifique, à Veolia Environnement, à AM Conseil, et à Martine Aublet et Bruno Roger ; j’adresse un grand remerciement pour votre engagement inébranlable et votre bienveillante générosité.
Du côté australien, je suis très heureuse d’accueillir parmi nous ce soir les deux conservatrices australiennes qui ont participé à la Commande publique, Hetti Perkins et Brenda L Croft. Leur vision et leur dévouement ont été une source d’inspiration, leur chaleur et leur passion ont touché tous ceux qui ont travaillé avec elles. Et nous avons également la chance de compter parmi nous les architectes australiens, Peter Lonergan et Julie Cracknell, des professionnels talentueux et charmants, dont la capacité à résoudre les problèmes semble illimitée.
Le cinéaste James Marshall, autre Australien talentueux, a apporté, à sa façon, une contribution exceptionnelle au projet. Il a parcouru le continent australien et ses régions isolées pour réaliser un documentaire sur la Commande publique et ses huit artistes. Le film de James est projeté en continu ce soir dans le théâtre de l’Ambassade, et je vous encourage tous à prendre le temps de le voir. Merci, James, pour cette production, aussi belle que sensible.
Enfin, et cela revêt une importance capitale pour nous, sont présents ici, ce soir, trois des artistes ayant participé à la Commande publique : John Mawurndjul, Judy Watson et Gulumbu Yunupingu. Les cinq autres artistes de la Commande publique, Paddy Bedford, Ningura Napurrula, Tommy Watson, Lena Nyadbi et feu Michael Riley, sont représentés ce soir par des membres de leur famille ou de leur communauté. Au nom de tous ici, merci pour vos œuvres superbes et pour l’héritage remarquable que vous léguez aux peuples français et australiens.
J’ai maintenant le plaisir d’inviter M. Alexander Downer, Ministre australien des Affaires étrangères, à inaugurer les deux expositions.
Merci.